| Professeur Olivier REVOL |
|
Le 07 janvier, dans le cadre d'une journée pédagogique, La Nativité reçoit le professeur REVOL :
Confronté quotidiennement à "des parents au bout du rouleau", il explique que "l'échec scolaire peut avoir des causes médicales qu'on n'a plus le droit de rater", plaidant pour "un dépistage le plus tôt possible" car, selon lui, lorsqu'un jeune est "bien dans sa tête", il est "bien dans son école". La France était très en retard dans la lutte contre l'échec scolaire jusqu'à la publication, en 1999, du rapport de Jean-Charles Ringard, qui propose la mise en place de "centres de référence du trouble de l'apprentissage", pour évaluer les enfants avec des troubles sévères, former tous les intervenants et diminuer "les erreurs pédagogiques graves". Dans son livre, le Dr Revol part de cas concrets pour décrire toutes les situations des enfants en difficulté à l'oral et à l'écrit, mettant un nom sur chaque cas et indiquant des "pistes à suivre" pour "repérer les signaux d'alerte" et "prévenir l'échec scolaire avant qu'il ne soit trop tard". On peut distinguer les "enfants dys", qui sont confrontés à un problème de dyslexie (écrit), dysphasie (parole), dyspraxie (gestes), les dépressifs, les hyperactifs, les précoces, les victimes de TOC (trouble obsessionnel compulsif) et les dysharmoniques, des "enfants bizarres et déroutants". "Pour combattre la souffrance des enfants", écrit le Dr Revol, il faut "aussi ausculter leur carnet scolaire" et "pour les soigner", il faut "avant tout les réconcilier avec l'école". Tous les enfants - de 3 ans pour des troubles de langage à 18 ans pour des troubles scolaires - qui arrivent dans son service passent d'abord par un "bilan instrumental" des outils d'apprentissage. Pour ceux qui "voudraient apprendre, mais qui n'y arrivent pas", des tests vont permettre de "dégager certaines pathologies spécifiques" comme les anomalies de la vision, de l'audition ou la déficience intellectuelle. Après ce premier stade, "on ouvre un second tiroir", explique Olivier Revol, lorsque "l'enfant a les outils pour apprendre, mais qu'il ne s'en sert pas". On étudie alors "l'origine psychologique" de ces problèmes. Résolument optimiste, le Dr Revol affirme que si "on ne guérit pas de la dyslexie, on doit guérir des conséquences de la dyslexie sur la scolarité" en prenant comme exemple ces problèmes de lecture, les plus largement répandus chez les jeunes. Un optimisme partagé par des médecins et qu'il a su transmettre aux enseignants des trois unités pédagogiques de notre ensemble scolaire. |

"J'ai compris pourquoi tu ne pouvais pas": c'est l'adage de base du Dr Olivier Revol à tous les enfants en situation d'échec scolaire qu'il reçoit dans son cabinet de l'hôpital neurologique à Lyon, et à qui on répète à l'envi "quand tu veux, tu peux".